Echos des régions

09.09.2014 Auteur : Andreas Haug


Artikel Nummer: 7320

Le potentiel caché

Le développement démographique en Afrique attire l’attention de managers du monde entier sur le grand potentiel économique du continent. La plupart sont pourtant mal informés sur les conditions en Afrique ou ont des préjugés.


En 2040, l’Afrique aura la plus grande population active du monde et enregistrera une croissance économique plus élevée que n’importe quelle autre région. C’est ce que prédit une nouvelle étude de Pricewaterhouse Coopers (PwC). Comment les sociétés internationales peuvent-elles accéder à ce marché?

 

La plupart des groupes mondiaux sont déjà présents dans un des trois grands centres urbains subsahariens: Lagos (Nigeria), Kinshasa (RD du Congo) et Johannesburg (Afrique du Sud). PwC estime que les investisseurs étrangers devraient à tout prix aussi tenir compte des «Next 10». En font partie: Ibadan et Kano (Nigeria), Addis Abeba (Éthiopie), Ouagadougou (Burkina Faso), Dakar (Sénégal), Nairobi (Kenya), Abidjan (Côte d’Ivoire) et Khartoum (Soudan). En 2030, Luanda (Angola) et Dar es-Salaam (Tanzanie) auront même plus d’habitants que Londres actuellement.

 

Portails d’entrée mal desservis

Les villes sont les portails d’entrée de prédilection pour de nouvelles activités outre-mer. Sur un espace restreint, il est en effet possible de créer des relations étroites avec les clients. Ce qui limite les coûts de distribution. Les conditions logistiques, en particulier l’état des routes et des voies ferrées, constituent pourtant un des plus gros problèmes identifiés par PwC en ce qui concerne les perspectives de développement des «Next 10».

 

Dans son sondage publié en août, le Shippers Council of Eastern Africa (SCEA) annonce, tout au moins pour sa région, avoir constaté en 2014 «des améliorations concernant l’efficacité de la logistique portuaire et relative aux corridors.» Elles seraient le résultat des efforts déployés par la région en matière d’infrastructures et de facilitation du commerce. Parmi les plus grands investissements figurent une ligne ferroviaire à écartement normal, le Kenya National Electronic Single Window System (Knews) et la mise en service du poste à quai 19 au port de Mombasa. Même si beaucoup de projets concernent le Kenya, la performance logistique d’autres pays est-africains est encore mieux évaluée: le Rwanda est premier de l’indice (3,52 points), suivi de l’Ouganda (3,07) et de la Tanzanie (2,89), puis viennent le Kenya (2,82) et le Burundi (2,78).  

 

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