Echos des régions

  • Markus Wäger de Hödlmayr.

02.05.2018 Auteur : Marco Wölfli


Artikel Nummer: 23120

«L’Iran a besoin de solutions créatives»

Markus Wäger est manager régional chez le logisticien automobile autrichien Hödlmayr. Et à ce titre, il est aussi responsable de l’Iran. L’entreprise intervient pour l’instant dans ce pays à l’importation, mais y voit aussi un potentiel d’exportation automobile.


 

L’Europe du sud-est et la région de la mer Noire sont des points stratégiques de Hödlmayr. Comment en est-on arrivé là?

Hödlmayr jouit dans ces régions d’une position unique et nous y avons fourni un important travail de pionnier. Par ailleurs, la philosophie de l’entreprise Hödlmayr a toujours été de conquérir de nouveaux pays et marchés.

 

 

Ces dernières années, Hödlmayr a ouvert des succursales tant en Géorgie qu’en Turquie. Qu’est-ce qui a motivé ce développement?

La Géorgie est la meilleure porte d’entrée du Caucase et la Turquie est un marché très attractif de par sa taille.

 

 

Sur le plan géographique, l’Iran constitue la prochaine étape. Quelles seront les activités de Hödlmayr là-bas?

Depuis l’année dernière, nous disposons avec PTB Group d’un partenaire de réseau en Iran et nous y assurons régulièrement des transports de véhicules. L’objectif commun des deux entreprises est de développer progressivement cette collaboration.

 

 

L’industrie automobile est le deuxième secteur économique de l’Iran. Un rêve pour un logisticien automobile!

1,4 M. de véhicules y sont produits par an, pour la plupart par des acteurs de l’État. Pour l’heure, nous nous concentrons sur les importations d’Europe.

 

 

Comment fonctionne l’import en Iran?

Il n’existe pas de structures commerciales avec des importateurs généraux, beaucoup de choses se déroulent sur une base privée. Grâce à nos contacts avec les constructeurs automobiles en Europe et nos contacts en Iran, nous proposons toute la chaîne de transport, dédouanement inclus. C’est un énorme avantage.

 

 

Quels sont les défis à relever?

La législation peut changer rapidement. Et si un transport est en cours à ce moment-là, il faut des solutions créatives. Depuis quelques semaines par exemple, seuls les véhicules d’une valeur de 40 000 EUR sont autorisés à l’importation.

 

 

Quels modes de transport privilégie-t-on?

Les poids lourds et l’intermodal via l’Adriatique et la mer Noire. Nous pourrions commencer tout de suite avec le rail, mais le dernier tronçon par la Turquie prend encore trop de temps. Cette option est réservée aux volumes plus importants.

 


Combien de voitures livrez-vous?

2000 l’année dernière, et 2018 devrait connaître une nette hausse.

 

 

Quelles sont vos futures chances en Iran?

Le gouvernement veut attirer les constructeurs automobiles étrangers avec des conditions cadres intéressantes. S’il y parvient, nous voulons également exporter. Si, en plus, les restrictions à l’importation tombent, les perspectives seront très bonnes. L’aménagement de la partie sud de la route de la soie offre aussi des chances.

 

 

Où en sont vos connaissances du farsi?

Je viens de trouver un professeur et j’ai commencé les cours. Le but est de pouvoir mener bientôt de petits entretiens en farsi, parce que c’est aussi une marque d’estime à l’égard du client.