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12.02.2013

Artikel Nummer: 34

Analyse des voies de transport africaines Besoin d’investissements infrastructurels

Les voies de transport intra-africaines sont considérées comme clé de la croissance des volumes à l’entrée et à la sortie. La plus grande banque du continent, Standard Bank, estime qu’il faudrait investir 50 milliards d’USD dans les voies ferrées africaines pour pouvoir répondre à la demande. En matière de cabotage, les Africains souhaitent toutefois rester entre eux.


Les déclarations de David Humphrey, responsable du département énergie & infrastructures de Standard Bank, sont très claires. «Ces prochaines années, les pays africains devront investir 50 milliards d’USD dans le développement du trafic ferroviaire de fret pour être en mesure de répondre à la demande». Cette dernière concerne tant un besoin accru dans le secteur export, surtout en trafic de vracs pour le secteur minier, que la distribution de biens de consommation sur les marchés en croissance rapide. Selon la banque, il faut environ 4000 km de liaisons ferroviaires supplémentaires, surtout pour le trafic fret. Les exportations accrues de minerai de fer, de charbon et de manganèse au cours des dernières années dépassent les capacités des chemins de fer, surtout en Afrique de l’Ouest ou au Mozambique. Des pertes de 3 milliards d’USD relatives à des mines de charbon au Mozambique, et dues notamment aux capacités de transport insuffisantes, ont coûté récemment le poste de Tom Albanese, CEO de Rio Tinto, le géant minier mondial. Des goulets d’étranglement pourraient aussi survenir dans la navigation côtière africaine. En accord avec l’Association of African Shipowners (ASOS), l’Union africaine prévoit de nouvelles lois sur le cabotage qui réserveraient le transport côtier de fret aux navires africains. Ces projets sont contraires au rapport présenté en janvier par le Forum économique mondial intitulé «Enabling Trade – Valuing Growth Opportunities» et réalisé avec Bain & Company et la Banque mondiale. Ce rapport sur les restrictions du cabotage aux USA et en Chine est parvenu à la conclusion que ces mesures sont coûteuses et inefficaces. On ne sait pas encore, si oui, à quel moment les Etats de l’Union africaine prévoient de ratifier la Charte africaine sur le transport maritime portant sur une nouvelle réglementation du cabotage.

 

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