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  • Les achats en ligne demeurent un thème d’actualité.

15.07.2014 Auteur : Jutta Iten


Artikel Nummer: 6838

Tous ne peuvent pas tout faire

Le marché logistique global n’a cessé de croître au cours de ces dernières décennies. Le début de la crise, en 2008, a toutefois entraîné une réévaluation de la situation. Dans ce contexte, il faut tenir compte de plusieurs facteurs: certains qui s’imposent de l’«extérieur» et d’autres correspondant que des processus ou stratégies internes.


La logistique, un moteur important de l’économie, ne va pas «couler», ça c’est sûr. Même si le comportement des consommateurs change et que la protection de l’environnement joue un rôle plus important et pousse les clients à exiger une logistique «plus verte». Les consommateurs souhaiteront toujours, comme jusqu’à présent, acheter des produits qui n’existent pas sur le pas de leur porte.

 

Achats en ligne

À propos de porte: les achats en ligne constituent une des modifications du comportement des consommateurs qui va probablement encore s’intensifier. Les sociétés logistiques n’ont pas le choix: elles sont obligées de se réorganiser afin de conserver leur part du volume de transport concernant les marchandises commandées en ligne. Le dernier mille joue un gros rôle dans ce contexte. Il s’agit en fait du transport individuel des marchandises jusqu’au destinataire final au lieu de les acheminer, comme jusque là, vers un grand centre de distribution.

 

D’autres mesures importantes que doivent prendre les grandes, moyennes et petites sociétés concernent des investissements dans la durabilité de la logistique. Le changement climatique, surtout en Asie (Chine et Inde), est considéré actuellement, selon Deutsche Post, comme faisait partie des gros problèmes à l’échelle mondiale. La baisse des émissions de CO2 coûte de l’argent et devrait être imposée à l’aide de réglementations supranationales. Tous les champs de la logistique (transport de fret maritime et aérien et en particulier le transport terrestre) sont concernés.

 

Remarquons à ce propos que Deutsche Post n’est de loin pas la seule entreprise à investir dans une logistique plus respectueuse de l’environnement et à tenter par la suite d’utiliser ses efforts également comme instrument publicitaire afin d’attirer de nouveaux clients ou fidéliser les clients existants. Selon une enquête, près de 60% des clients déclarent qu’une offre «verte» est un facteur décisif. Les observateurs du marché estiment que cette part va fortement augmenter ces dix prochaines années.

 

Individualisation des services

Malgré le respect de l’environnement qui tient à cœur aux consommateurs, le prix demeure bien entendu un facteur décisif lors de la passation d’ordre. L’outil «vert» n’est donc pas suffisant sur le marché logistique très disputé et doit être complété par d’autres mesures. C’est ainsi que de nombreuses sociétés logistiques attachent actuellement beaucoup d’importance à l’intensification de prestations de services individuelles. Cette tendance commence déjà au niveau des petites et moyennes entreprises qui se spécialisent dans certains transports ou sur des marchés de niche. Il y a par exemple de plus en plus de sociétés transportant exclusivement des objets d’art, une activité rentable. Aujourd’hui, les salons et foires sont certes plus courts, mais non moins fréquents.

 

Des évolutions comparables sont également constatées au niveau des entreprises plus grandes, par exemple du groupe suisse Panalpina. Ce dernier souligne en effet que ses principaux piliers sont le fret aérien et maritime global, ce qui constitue donc également une spécialisation au sens large du terme. C’est ce qu’a déclaré Peter Ulber, CEO de Panalpina, lors d’une interview accordée au Swissquote Magazine. Il a ajouté que la focalisation sur certains champs d’activité est importante et qu’il ne faudrait pas essayer d’offrir tout à tous les clients.

 

La révolution est à venir

P. Ulber estime toutefois qu’il ne s’agit pas de l’évolution la plus importante dans le secteur logistique et transport. Il pense en effet que la véritable révolution n’a pas encore eu lieu dans ce champ d’activité et que la logistique doit se redéfinir. Exemple: le nearshoring. Des sociétés d’envergure internationale transfèrent à nouveau la production dans leur propre pays afin que les produits soient assemblés beaucoup plus près des clients. Des sociétés telles que Panalpina participeraient ainsi à l’avenir de plus en plus à la production finale et aux phases test, est persuadé Peter Ulber.

 

Le suspense reste donc de mise dans une branche qui, comme peu d’autres, exerce une influence sur l’économie et donc sur la prospérité des hommes dans le monde entier.

     

 

 

 

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