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  • Plus de clarté dans la jungle de l’information avec l’e-freight.

16.07.2013 Auteur : Andreas Haug


Artikel Nummer: 2519

Iata – Le papier fait de la résistance

L’Association du transport aérien international Iata a organisé en juin sa deuxième conférence e-cargo à Genève (Suisse). Elle a profité de l’occasion pour lancer un appel à la création de partenariats forts afin que le fret aérien devienne de nouveau plus compétitif par rapport aux autres modes de transport, et ce grâce aux nouvelles technologies.


«Nous sommes témoins d’une révolution électronique qui transforme la logistique et le transport en changeant fondamentalement les secteurs sécurité, efficacité et fiabilité du fret aérien. Il s’agit maintenant de créer des partenariats numériques forts. Nous apprécions beaucoup la présence de Marco Sorgetti, secrétaire général de la Fiata, qui a présidé la séance d’ouverture», a précisé Des Vertannes, global head of cargo de l’Iata, lors de la conférence qui s’est tenue les 18 et 19 juin.

Les orateurs et participants au débat ont insisté sur les possibilités numériques permettant de délester une branche soumise à une forte pression ces dernières années. «Le fret aérien doit s’affirmer dans un environnement dur et est confronté à une baisse des taux de remplissage et à une hausse des coûts. Il est donc vital que la branche coopère afin de faciliter la mise en œuvre de nouvelles techniques permettant d’améliorer la compétitivité», a rappelé Des Vertannes aux quelque 200 spécialistes (2012: 160) réunis à Genève.

Le traitement sans papier des envois de fret aérien, tel que prévu par l’initiative e-freight de l’Iata, devrait faire retomber les délais de transport de jusqu’à 24 h et permettre d’économiser 7800 t de formulaires par an. La suppression de quelques saisies de données devrait accroître l’efficacité et la fiabilité des envois et les autorités de régulation, soucieuses de mieux contrôler le trafic pour des raisons de sécurité, pourraient profiter d’un accès plus rapide et plus précis aux informations numériques. L’élément de base d’un système e-freight qui fonctionne est la lettre de transport aérien électronique (e-AWB). Le taux de pénétration de l’e-AWB sur le marché est pourtant de seulement 9%, soit nettement moins que l’objectif de 20% fixé par l’Iata pour la fin de l’année. L’e-AWB multilatérale décidée au printemps par l’Iata et la Fiata devrait néanmoins donner une nouvelle poussée à ce processus au cours du second semestre de 2013.     

 

 

Les marges sous pression

Le volume de fret aérien mondial a grimpé de seulement 1,4 M. de t depuis 2010. Les perspectives de l’Iata pour 2013 ne sont pas plus réjouissantes avec seulement +1,5% par rapport à 2012. Cette hausse très modeste aurait pour effets une baisse des marges de 2% et des recettes en chute de 4 milliards d’USD (62 milliards d’USD) par rapport à l’année de crise 2010.  

 

www.iata.org

 

 

 

 

 

 

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