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  • No 9-10 / 2014

20.06.2014 Auteur : Jutta Iten


Flashback
Artikel Nummer: 6566

L’incertitude persiste

Ma collègue Antje Veregge a cité dans l’éditorial du premier numéro de l’année le comédien et humoriste allemand Karl Valentin qui a dit: «Une chose est sûre, c’est que rien n’est sûr». La situation actuelle de l’économie mondiale et de la branche logistique montre à quel point il a raison puisque ces derniers mois la politique a une nouvelle fois été source d’inquiétudes.


Un coup d’œil dans la boule de cristal n’apporte pas grand-chose pendant l’année en cours. Récemment, il semblait en effet encore inévitable que l’«Est» l’emporte sur l’«Ouest» au point de vue économique. Le «Big Move», c’est-à-dire le transfert de la puissance économique vers la Chine, l’Inde etc., paraissait n’être qu’une question de temps. Aujourd’hui, la situation a changé, ainsi que l’a souligné notre rédacteur en chef, Christian Doepgen, dans son commentaire publié dans l’ITJ 05-06/2014. L’équilibre des forces semble actuellement avoir été rétabli dans une certaine mesure.

 

Mais l’incertitude persiste. Les termes et expressions crise, rationalisation, surcapacité persistante (selon Alphaliner, le plus grand commettant de navires neufs est MSC avec 41 unités et 450 000 TEU), pression sur les taux, fusions et création d’alliances nous accompagnent aussi pendant l’année de notre 75e anniversaire. C’est valable pour tous les secteurs de la branche.

 

Dans le monde du shipping, les nouvelles alliances créées entre des armements qui ont été des concurrents pendant des décennies sont actuellement la tendance la plus étonnante. L’utilisation conjointe de la flotte disponible ainsi que l’harmonisation des horaires devraient permettre aux armateurs de continuer à réaliser des résultats positifs ou à sortir du rouge. Parfait exemple: l’alliance P3 (Maersk, MSC et CMA CGM ). Ce regroupement des trois grands de la branche, observé avec beaucoup d’attention également par les chargeurs, commencera ses activités à l’automne 2014 car il ne dispose pas encore de toutes les autorisations.

 

Des consolidations ont aussi lieu dans les ports qui s’allient pour exploiter plus efficacement leurs équipements et surfaces disponibles (plus récent exemple: un éventuel rapprochement Long Beach/Los Angeles; cf. ITJ 17-18/2014, page 25).

 

Les compagnies aériennes sont elles aussi en quête de nouvelles voies à emprunter. Mis à part de nombreuses fusions, beaucoup d’entre elles renoncent par ex. à leurs vols all-cargo et espèrent pouvoir gagner plus facilement de l’argent avec le fret à bord d’avions passagers. Dans ce secteur également, les résultats (tant des airlines que des aéroports) sont volatiles, et c’est un doux euphémisme.

 

Tous espèrent bien sûr un redressement conjoncturel entraînant une hausse des volumes de transport. La rédaction de l’ITJ se réjouit toujours de pouvoir publier des nouvelles positives de la branche.      

 

 

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