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  • Le volume de fret maritime dans les ports chinois (moyenne en deux semaines) en % par rapport au 12 mars (la veille du confinement).

Auteur : Christian Doepgen


Artikel Nummer: 41789

Un redressement très relatif

Les ports chinois redonnent des impulsions à l’économie mondiale.   La situation s’est améliorée côté encombrement mais tout ce qui brille n’est pas encore or autour des ports chinois. Certes, les volumes transbordés augmentent, surtout à la sortie, mais les chiffres d’avant le confinement (12 mars), ne sont pas encore atteints.


Les choses vont mieux. L’indice du transbordement de conteneurs du RWI-Leibniz-Institut für Wirtschaftsforschung et de l’Institut für Seeverkehrswirtschaft und Logistik (ISL) est passé (corrigé des variations saisonnières) de 124,9 en mai (révisé) à 126,1 points en juin.

Ce n’est pas grâce aux ports de la rangée nord européenne puisque leur indice a chuté en juin par rapport à mai de 112,9 (révisé) à 111,2 points. Les principaux moteurs sont les ports chinois dont l’indice est passé de 134,7 à 140,5 points. Ce qui ne signifie pas un retour à la normale.

Une image mitigée

Selon l’analyste US Four Kites, il existe des tendances contraires dans ce redressement. En raison de nouvelles mesures anti-pandémie, le port de Shanghaï a enregistré, malgré un point culminant du transbordement à la mi-juillet, une baisse générale du volume de 14% alors que Shenzhen est actuellement à +29% par rapport au niveau du 12 mars (veille du confinement) et Ningbo-Zhoushan à +12%.

La durée de séjour des envois destinés à l’exportation dans les ports chinois est retombée et se monte en moyenne à six jours, soit 11% de moins que le niveau du 12 mars. Dans le domaine des importations, la durée de séjour dans les ports chinois, soit 4,4 jours en moyenne, est supérieure de 8% à celle d’avant le confinement.

Four Kites a également analysé les trafics de/vers l’arrière-pays par voie routière et ferroviaire autour de Shanghaï. Le volume moyen des envois vers Shanghaï en deux semaines a chuté de 76% par rapport au 12 mars.

Les volumes du transport routier sont pourtant deux fois plus élevés que les plus bas enregistrés à la mi-mai. Depuis la mi-juin, le volume a augmenté de 142%.

 

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