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  • Photo: Voliris

Auteur : Andreas Haug


Artikel Nummer: 42962

Souples ou rigides, ils sont persévérants

Projets de dirigeables en France. Tandis que le projet britannique d’aéronef de Varialift Airships lancé il y a cinq ans a échoué en France (cf. ITJ Daily, 16/06/22) Flying Whales et Voliris semblent aller de l’avant. Regard sur deux approches similaires, et pourtant différentes.


Relancer la navigation aérienne requiert du souffle – hélium ou hydrogène – mais aussi du savoir-faire, et surtout beaucoup d’argent. La pénurie de moyens financiers et de personnel qualifié a récemment contraint Varialift Airships à se retirer de Châteaudun, à 120 km au sud-ouest de Paris.

C’est là que les Britanniques avaient obtenu des conditions favorables il y a cinq ans. Ils n’ont hélas pas pu apporter la preuve de progrès notables avant l’expiration de la concession qu’ils avaient obtenue. Reste à voir si le projet décollera dans son pays d’origine.

Des baleines sur la côte atlantique

En France, plus précisément dans le Sud-Ouest, en Nouvelle-Aquitaine, on a Flying Whales. L’entreprise de Suresnes près de Paris, fondée il y dix ans, travaille sur un dirigeable de 200 m de long qui pourra un jour transporter des marchandises pesant jusqu’à 60 t dans une soute de 96 x 8 x 7 m. Le choix de cette région de la côte atlantique pour la fabrication du LCA60T remonte à deux ans.

La collectivité territoriale a conclu mi-octobre un accord sur le cadre juridique et financier avec Flying Whales et la commune de Laruscade. L’usine sera construite sur un terrain communal de 50 ha avec un budget de 80 M. d’EUR. 200 à 300 spécialistes y fabriqueront les aéronefs. Les tests au sol et en vol doivent être effectués à partir de 2024; les certifications et le début de l’exploitation, qui sont déjà très attendus, sont prévus à partir de 2027. Une attente que deux acteurs de l’industrie industrie aérospatiale ont déjà soulignée fin septembre.

La jungle et le désert

Le Centre national d’études spatiales (CNES) a ainsi renforcé son intérêt en faveur du futur transport de matériel par les LCA60T vers la Guyane française. La start-up hexagonale Latitude basée à Reims a également signé un protocole d’accord avec Flying Whales pour acheminer son lanceur Zéphyr, conçu pour le lancement de petits satellites, vers la station spatiale Saxavord prévue aux Shetland.

Si Flying Whales poursuit un concept de dirigeable à structure rigide, Voliris mise sur des dirigeables à enveloppe souple. Ces derniers temps, l’entreprise fondée en 1999 disposant d’un hangar à Moulins, dans le centre de la France, était restée discrète, avant de faire parler d’elle en présentant son projet de navettes aériennes «Natac», à l’occasion du premier sommet des oasis, au mois de mars, à Timimoun, à 1200 km au sud d’Alger. Celles-ci doivent permettre de transporter sans équipage des conteneurs standards jusqu’à 30,4 t dans un circuit aérien fermé.

 

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