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21.03.2018 Auteur : Christian Doepgen


Artikel Nummer: 22544

«Ce sont de grandes perspectives»

Depuis la fin 2017 le passage de témoin est parfait: Martin Ticks succède à Rolf Vogt au poste de CEO de Birsterminal basée près de Bâle. Lors d’un entretien accordé à Christian Doepgen, les deux ont évoqué les nombreuses activités – hormis le projet Bâle Nord – se déroulant dans la zone sud du port bâlois et les opportunités offertes par les réserves de terrain et de nouveaux types de vracs.


 

Messieurs, assurer la relève n’est jamais simple. Quelle a été votre solution?

Rolf Vogt: L’objectif, également des coassociés en Grande-Bretagne, a toujours été de continuer à gérer Birsterminal comme société familiale. La question était: trouverons-nous un nouveau patron? Heureusement cela a été le cas.

 

Martin Ticks: Rolf Vogt et moi-même nous nous connaissons depuis 15 ans. Le site de Bâle n’est pas énorme donc les avantages de Birsterminal n’étaient pas une nouveauté pour moi. Un facteur important est le fait que les terrains du port de Bâle ne s’étendent plus, surtout en ville. Birsfelden a donc de grands avantages.

 

 

À Bâle, il y aura de gros changements dans le secteur portuaire d’ici 2029. Où voyez-vous vos potentiels?

Rolf Vogt: Tous parlent toujours du terminal à conteneurs Bâle Nord, mais les choses bougent aussi à Birsfelden et Muttenz. Un nouveau raccordement est construit pour le chemin de fer portuaire. Tous les entrepôts citernes de la région y sont concentrés depuis janvier 2017, soit un tiers de l’approvisionnement du pays. L’implantation de sociétés industrielles sur les sites de Schweizerhalle et Salina Raurica se poursuit. La chocolaterie de Coop en construction acheminera des marchandises vers le port avec sa propre locomotive.

 

Martin Ticks: Ce sont de grandes perspectives! Les ports rhénans approfondissent ainsi le chenal en 2018 pour une meilleure desserte des sites.

 

 

Comment avez-vous réagi à la hausse de la demande en rapport avec Rastatt?

Rolf Vogt: Nous avons réagi rapidement et affrété en deux/trois semaines un bateau de plus s’ajoutant à nos deux services rhénans hebdomadaires.

 

Martin Ticks: Nous avons pu montrer les possibilités offertes par le fluvial comparé aux autres modes de transport. L’avenir révélera si la demande supplémentaire générée sera durable ou non.

 

 

Quels projets nourrissez-vous concernant la réaffectation d’aires existantes?

Martin Ticks: Nous comptons utiliser l’ancien site de transbordement de charbon davantage pour des matériaux de recyclage. Leur transport fluvial semble plus raisonnable et plus respectueux de l’environnement que l’entreposage dans des dépôts aux capacités limitées. Nous voyons une forte demande aux Pays-Bas au cours des dix années à venir.

 

Rolf Vogt: Les autorités accueillent favorablement ce projet. De notre côté, nous investissons afin de préparer notre terrain de façon écologique à ces tâches.

 

 

De quels volumes parlons-nous?

Martin Ticks: Dans l’éco-démolition, des volumes de 100 000 à 150 000 t par an sont possibles. Dans le revêtement de routes, le potentiel serait encore nettement plus élevé.

 

 

Vos six secteurs d’activité comprennent aussi le transport de colis lourds. Qu’offre Birsterminal à ses clients?

Martin Ticks: Nous avons les professionnels et spécialistes nécessaires pour offrir aux clients tous les services à guichet unique, pour le fret conventionnel non conteneurisable ou par exemple pour l’arrimage de fret dans des conteneurs.

 

Rolf Vogt: Nous envoyons aussi nos collaborateurs à des formations externes, entre autres à Rotterdam, pour qu’ils soient au courant des évolutions récentes.

 

Martin Ticks: Dans la logistique projets, nous marquons notamment des points avec nos installations couvertes, dont tous ne disposent pas. Nous investissons là aussi, pour être préparés à certaines exigences spéciales, et sommes en  mesure de gérer des marchandises lourdes de jusqu’à 100 t.

 

 

Birsterminal est privilégiée puisqu’elle dispose de réserves de terrain sur son site. Quelles sont les opportunités?

Martin Ticks: Il existe de bonnes possibilités dans les deux directions. À l’exportation pour y implanter des sociétés productrices et relier leurs activités directement à des transports via Birsterminal. Idem bien sûr à l’importation.

 

Rolf Vogt: Les aires libres se prêtent bien entendu aussi à des projets dans la logistique de distribution. Dans ce domaine, nous cherchons nous-mêmes des solutions avec des entreprises.

 

 

Quelles sont vos perspectives à l’horizon 2020?

Martin Ticks: Nous nous focalisons sur la promotion des activités côté bassin et sur l’exploitation des réserves de terrain. Les affaires que j’ai l’honneur de reprendre sont en excellent état.