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  • No 45-46/2010.

20.05.2014 Auteur : Antje Veregge


Artikel Nummer: 6296

Le boom se fait attendre

La crise économique et financière mondiale qui sévit depuis 2008 fait que l’économie maritime détecte de plus en plus des chances de croissance dans les pays émergents. En 2010, l’euphorie générée par les conditions dans ces pays, par exemple dans le pays BRIC qu’est le Brésil, était toutefois plus forte qu’aujourd’hui. L’exemple du Brésil le montre très clairement.


Le secteur de la navigation place ses espoirs dans les pays émergents afin d’améliorer ses résultats. Ce qui était déjà sur toutes les lèvres en 2010 est encore valable actuellement. Il y a quatre ans on espérait en particulier de bons rendements grâce à la croissance des produits nationaux bruts dans les États Bric.

 

Dans un article sur les projets d’investissement de l’opérateur portuaire néerlandais APMT, nous avons cité le vice-président de cette filiale de Maersk, Christian Moller Laursen. Sur les nouveaux marchés, le volume et la croissance ne demandent qu’à être «absorbés» par des opérateurs portuaires et exploitants de terminaux, et ce à un niveau nettement plus élevé que sur les marchés développés, soulignait-il à l’époque. C’est vrai théoriquement. Ces dix dernières années, les pays Bric ont fait passer leur part dans le produit national brut mondial de 18% à 28%.

 

Pour réaliser de bonnes affaires, les exploitants portuaires misaient surtout sur le Brésil, le plus grand pays d’Amérique latine en superficie et en puissance économique. Selon les analystes, le plus grand potentiel de croissance se trouve sur les côtes nord et nord-est du pays. Afin de profiter pleinement des possibilités, des infrastructures plus modernes sont toutefois indispensables, surtout de meilleurs raccordements routiers et aéroportuaires, mais aussi de nouveaux ports de mer. Le gouvernement brésilien a pourtant refusé récemment d’accorder des privilèges à APMT et à d’autres exploitants privés dans le cadre d’appels d’offres pour l’exploitation de terminaux à conteneurs dans le nord et le nord-est de ce pays sud-américain. Argument avancé par le gouvernement: le Brésil compte booster son économie par ses propres moyens. APMT comptait investir à Suape, près de Recife, et à Manaus. Dilma Rousseff, présidente du Brésil, a lancé dans ce contexte un programme d’investissement d’environ 100 milliards d’USD avec des capitaux privés. Jusqu’ici ce sont pourtant essentiellement des aéroports et des routes qui ont profité de nouveaux projets en matière d’infra­structures.

 

Pour «absorber» la croissance, il reste par conséquent du chemin à faire. Mais il y a encore de l’espoir: le ministre des Ports, Antonio Henrique Silveria, a annoncé que des appels d’offres seront bientôt lancés pour des sociétés privées, et ce bien que la cour fédérale brésilienne ait opposé son veto. L’administration portuaire de Rotterdam a signé entre-temps un accord avec Terminal Presidente Kennedy (TPK) Logistica portant sur la construction d’un nouveau port à Vitoria.

 

 

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