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  • No 28/1998.

25.04.2014 Auteur : Andreas Haug


Flashback
Artikel Nummer: 5935

Des couacs à Hongkong

Un an et quelques jours après la rétrocession par le Royaume-Uni des nouveaux territoires à la République populaire de Chine, «Chek Lap Kok» est entré en service comme nouveau Hong Kong International Airport (HKG). Cet aéroport moderne a remplacé son prédécesseur réputé Kai Tak. Aujourd’hui, il se heurte à la limite de ses capacités.


«Le 6 juillet, l’atterrissage d’un premier appareil, un B747-400 de Cathay Pacific en provenance de New York, a marqué la mise en service du nouvel aéroport de Hongkong Chek Lap Kok (CLK).» C’est en quelques mots précis, comme d’habitude, que notre rédacteur trafic aérien Rolf Sulser – décédé il y a quatre ans (cf. ITJ 07-08/2010, page 11) – connu et apprécié bien au-delà de la branche de l’aviation, a décrit à l’époque ce moment important de l’histoire du transport aérien. Cette inauguration a été précédée de plusieurs décennies périlleuses dans l’histoire du trafic aérien – qui ne se souvient pas des images impressionnantes d’avions survolant les gratte-ciel de Kowloon à l’approche de Kai Tak? Ces photos font aujourd’hui partie de la culture populaire.

 

A trois reprises, le plus célèbre espion de Sa Majesté James Bond a même opéré à Hongkong lorsqu’elle la ville était encore une colonie de la Couronne. Le contrat conclu avec la Chine arrivant à échéance le 1er juillet 1997 et l’excédent du budget de Hongkong ne pouvant être transféré au Royaume-Uni, la Couronne a investi de façon massive (environ 20 milliards d’USD) dans les nouvelles installations aéroportuaires, à 30 km à l’ouest du centre bondé de cette métropole de plusieurs millions. Ce faisant, elle a garanti que la région administrative spéciale soit aujourd’hui encore une plaque tournante du trafic aérien asiatique.

 

Le passage d’un aéroport à l’autre s’est pourtant déroulé bien plus péniblement que prévu. Il est vrai que tous les équipements de l’aéroport ont été transportés la veille de l’ouverture sur le nouveau site, grâce à un convoi composé de 1000 camions, ce qui a permis de ne pas interrompre le trafic aérien. Mais selon R. Sulser, «la première a connu de gros problèmes. Principales victimes: le fret et les bagages.» L’exploitant a promis d’y remédier très rapidement. «Malheureusement, l’administration aéro­portuaire n’a pas donné d’informations sur l’état actuel, bien que sa page web soit régulièrement mise à jour», s’est encore plaint R. Sulser dans le prochain numéro. Mais le flux de marchandises se mettant en place tant bien que mal n’a atteint fin juillet que «30% de sa capacité normale.» En 2010, CLK a ravi à Memphis (USA), la base du prestataire de services express Fedex, le titre de plus grand aéroport fret du monde. L’année dernière, CLK a traité 4,162 M. de t de fret aérien (1997: 1,7 M. de t). En 2030, il pourrait s’agir du double et les discussions portent actuellement sur les moyens de faire face à cette croissance. Un coup d’œil à l’extrait ci-dessus montre qu’à l’époque les concurrents actuels (cf. page 15) avaient déjà le même type de projets.        

 

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