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  • Le tournant est énorme. (Diagramme à barres: Sea-Intelligence)

Auteur : Christian Doepgen


Artikel Nummer: 38972

80 000 000 000 USD

En 2021, les carriers gagnent plus qu’en dix ans.


La règle des sept années de vaches grasses et sept années de vaches maigres ne compte plus. Les chiffres d’affaires et les bénéfices des grands armements jaillissent en 2021, davantage que ces dix dernières années cumulées.

Certes, les résultats financiers actuellement mirobolants des grands carriers ne surprennent plus depuis un an et demi. Mais la société conseil maritime Sea-Intelligence de Copenhague vient maintenant d’analyser non seulement l’évolution des résultats financiers et des volumes des grands armements au troisième trimestre 2021, mais les a aussi comparés au premier semestre 2021 et aux résultats annuels précédents en remontant jusqu’à 2010.

Les taux de fret boostent les gains, les volumes baissent

Compte tenu des taux de fret record, tous les armements opérant à l’échelle mondiale enregistrent une forte tendance à la hausse du chiffre d’affaires avec un «taux de croissance annuel de 83,9% pour Maersk à 274,1% pour Wan Hai». Le T3/2020 marqué par la relance n’a pas pu suivre ce rythme.

L’Ebit a augmenté encore davantage puisque les carriers ont engrangé au T3/2021 un bénéfice de 37,24 milliards d’USD. En y ajoutant le bénéfice de 42,1 milliards d’USD du S1/2021, les grands armements ont enregistré depuis le début de l’année des bénéfices de presque 80 milliards d’USD. Et les résultats de MSC ne sont même pas contenus dans ces chiffres puisque le second armement mondial, une société privée, ne publie pas de résultats.

Alan Murphy, CEO de Sea-Intelligence, résume: «Pour placer cela dans le cadre adéquat: le bénéfice de 2010 à 2020 s’est monté (tous les trimestres inclus) à 37,9 milliards d’USD. En clair, le secteur a doublé son bénéfice au cours des trois premiers trimestres de 2021 par rapport à toute la période des dix années précédentes.» La rentabilité n’est pas seulement exceptionnellement élevée, elle est historiquement unique.

Les résultats n’ont même pas souffert du fait que pour de nombreux carriers les volumes de transport ont baissé, entre autres sur les routes transpacifiques et Asie–Europe. Le niveau des taux de fret a en effet permis de compenser tous les facteurs défavorables.

 

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