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07.03.2013

Artikel Nummer: 97

05-06/2013 Allez les rouges et blancs


«Félicitations» et «chapeau!», c’est en ces termes qu’au cours du 20e séminaire fret aérien du Swiss Shippers’ Council Des Vertannes, global head of cargo de l’association internationale du transport aérien Iata, a fait l’éloge du modèle suisse IG Air Cargo qui couvre toute la branche et que nous avons présenté l’année dernière (cf. ITJ 39-40/2012, page 30). A son avis, la coopération de tous les acteurs de la chaîne logistique fret aérien en Suisse, qui ont commandé une étude de faisabilité sur la création d’une plate-forme électronique commune, et le soutien de cette initiative par les autorités sont tout simplement «merveilleux». Ils sont en outre conformes à l’approche en trois étapes du transport de fret aérien sans papier, un objectif du Gacag (Global Air Cargo Advisory Group) formé par l’Iata, la Tiaca (The International Air Cargo Association), la Fédération mondiale des transitaires Fiata et le forum mondial des chargeurs GSF. Moderniser et garantir la compétitivité du fret aérien suisse sont les buts recherchés par IG Air Cargo.


La branche fret aérien a un besoin urgent de mesures de réduction des coûts, car ces dernières années elle a davantage souffert que les autres modes de transport. La Suisse n’est pas une île. Après avoir résisté plusieurs années avec succès, elle commence à montrer des signes de faiblesse: en 2012 (sans le mois de décembre), le volume de biens exportés par voie aérienne a chuté de 12,4% par rapport à 2011 pour retomber à 182 789 t, soit presque autant qu’en 2009 (–14,9% à 167 563 t), nommée à l’époque annus horribilis par l’Iata. Côté importations, l’évolution a été comparable (–6,6% à 68 289 t) et même négative pour la deuxième année consécutive (–1% en 2011). Selon Des Vertannes, cela indique clairement que les espoirs d’une amélioration durable nourris il y a encore un an ont été cruellement déçus.

 

La monnaie suisse très forte en est certainement partiellement responsable, même si au fond la Suisse a de bonnes raisons d’être fière de sa monnaie que lui envient les pays voisins. Dans ce domaine également, la situation change. Peu avant de mettre sous presse, le franc suisse a en effet nettement fléchi par rapport à l’euro. Il faut en effet remonter à mai 2011 pour trouver un taux de change comparable.


L’Autriche, voisine de la Suisse à l’est et dont l’économie en fait un des bastions de l’euro, semble avoir franchi le creux de la vague, ainsi que le révèle Christian Doepgen, rédacteur en chef de l’ITJ, dans son introduction à notre Spécial Autriche (page 21). En comparant les prestations des divers modes de transport, on constate une fois de plus que le fret aérien est sur une pente descendante. Dans cette situation, les managers responsables des aéroports ont toutefois une attitude anti-cyclique et investissent dans le redressement qui – espérons-le – ne se fera plus longtemps attendre.

 

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