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18.04.2017

Artikel Nummer: 18664

17-18/2017 Où allons-nous?


 

L’Europe entre cette année dans une phase cruciale dont les résultats auront un impact direct sur les affaires de la plupart de nos lecteurs. En mars, les Néerlandais ont élu leur Parlement et la procédure de retrait du Royaume-Uni de l’UE a été lancée officiellement. Nous sommes maintenant à la veille des élections présidentielles en France, suivies en septembre de l’élection d’un nouveau gouvernement en Allemagne. Ce sont tous des événements plus ou moins prévisibles. Les Européens doivent pourtant s’attendre de façon croissante à l’imprévu ainsi que l’ont montré ces dernières semaines les attentats devant le Parlement à Londres, dans le métro de Saint-Pétersbourg, dans une rue animée à Stockholm ou sur le chemin du stade de football de Dortmund.

 

Mais restons en France! Dans le programme électoral des onze candidats pour le poste suprême au sein de la «Grande Nation», les questions logistiques ne jouent pas de rôle particulier. Il semblerait que le transport de marchandises soit moins «sexy» que le transport de voyageurs dans le pays de la mode et de l’élégance. Consolons-nous avec cette vérité banale caractérisant le système parlementaire, à savoir que les promesses électorales sont par la suite très vite oubliées. En ce qui concerne les grandes lignes, il est toutefois déjà possible de se faire une idée: si un candidat s’engage sur le marché unique européen pour la libre circulation des marchandises et des personnes, il peut s’attendre à plus de sympathie de la part du monde des transports qu’un concurrent, qu’il soit de droite ou de gauche, qui souhaite (de nouveau) bâtir des frontières dans un monde globalisé et rêve même du principe de la «préférence nationale».

 

Plus que deux des onze candidats peuvent encore rêver de réaliser un grand coup le soir du premier jour des élections, le 23 avril, avant que le second rendez-vous des électeurs, le 7 mai, ne décide lequel d’entre eux sera le nouvel occupant du Palais de Élysée. Ce qu’il faut pour y parvenir, côté technique et en matière d’aspects importants pour la logistique électorale, constitue un vaste champ. Depuis le collage stratégique des affiches électorales en passant par l’approvisionnement en bulletins de vote et enveloppes jusqu’à l’équipement des bureaux de vote en registres, cabines et urnes. La numérisation servira uniquement au transfert et à la centralisation des résultats collectés manuellement. Quelle est démodée, cette démocratie...

 

Je vous souhaite bonne lecture de l’ITJ, sur papier ou en version numérique!

 

Andreas Haug
Rédacteur Trafic aérien

 

 

 

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