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12.06.2017 Auteur : Andreas Haug


Artikel Nummer: 19305

23-26/2017 Make trade, not war


Il y a exactement 50 ans a eu lieu un festival de musique à Monterey en Californie, considéré par la suite comme coup de départ du summer of love. L’aéroport de San Francisco présente d’ailleurs jusqu’au 10 août une exposition de photos sur le mouvement hippie et le flower power s’opposant, sous le slogan «make love, not war», en particulier à l’engagement militaire des États-Unis au Vietnam.

 

Pendant l’été 2017, il semblerait que ce président US qui veut rendre sa grandeur à l’Amérique ait jeté un pavé dans la mare au Moyen-Orient. À peine deux semaines après son premier voyage à l’étranger, qui l’a mené en Arabie saoudite, un différend a éclaté publiquement entre des membres du conseil de coopération du Golfe. Un différend portant au fond sur la suprématie régionale que se disputent Riyad et Téhéran. Découvrez dans ce numéro ce qui se déroule actuellement en matière logistique en Iran, deux ans après l’accord sur le nucléaire et la levée partielle des sanctions.

 

«Tous contre un», en l’occurrence contre le petit Qatar, est donc le slogan depuis le 5 juin. La fermeture de la seule frontière terrestre de l’émirat, justement avec l’Arabie saoudite, a pour conséquence que toutes les marchandises doivent être importées par voie maritime ou aérienne. Au moment de mettre sous presse, Qatar Airways, qui pouvait desservir son hub uniquement en effectuant des détours, semblait s’être arrangée pour récupérer des passagers «échoués» et peut-être accroître ses capacités fret. Ce, bien sûr, après le départ précipité de son CEO, Akbar Al Baker, qui participait à l’assemblée générale de l’Iata à Cancún au Mexique. Il est rentré au pays pour gérer la crise. On peut se demander quelles compagnies aériennes du Moyen-Orient ayant fortement cru ces dernières années et ont dû réagir récemment à l’interdiction des ordinateurs portables à bord des avions pourraient trouver un intérêt dans cette situation embrouillée?

 

Terminons par une autre traversée de l’Atlantique, celle du premier vol transatlantique non-stop réalisé en juin 1919 par les pilotes britanniques John Alcock et Arthur Brown. Il est aussi considéré comme premier vol transatlantique de courrier aérien car quelques paquets de lettres se trouvaient à bord. Aujourd’hui, les prestations de fret aérien entre l’Europe et l’Amérique du Nord, la troisième route commerciale du monde, atteignent presque 5 milliards de tkm-fret avec une tendance à la hausse (+8,5%). Ce sont le progrès technique et le commerce libre qui rendent cela possible!

 

Andreas Haug
Rédacteur Trafic aérien

 

 

 

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