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17.10.2017 Auteur : Marco Wölfli


Artikel Nummer: 20575

Tous sur un pied d’égalité


 

Ces derniers mois, l’économie malaisienne s’est mieux développée que prévu. Elle se transforme: jusqu’ici fournisseur de matières premières, elle devient un site industriel. La croissance est aussi au rendez-vous dans les grands ports tels que Port Klang, Tanjung Pelepas et Penang qui transbordent ensemble 22 M. de conteneurs par an. Le congrès mondial de la Fiata s’est tenu à Kuala Lumpur et a donné un nouveau signal positif à ce développement dynamique. Pendant quatre jours, 1000 délégués de 77 pays se sont rencontrés pour procéder à des échanges. L’ITJ était aussi sur place pour prendre le pouls de la branche. Vous trouverez les principales informations concernant le congrès à la page 10.

 

Le congrès mondial 2017 était aussi placé sous le signe du changement que connaît actuellement la Fiata. Depuis peu, Hans Günther Kersten assume les fonctions de directeur général et dans la foulée du congrès Babar Badat a été élu nouveau président. Malgré les nouveaux dirigeants, la Fiata ne bouleverse pas tout. Les responsables connaissent en effet bien la fédération et poursuivront le travail couronné de succès de la Fiata. La devise étant «le développement par la continuité.»

 

Alors que les projets d’infrastructures sont souvent réalisés en un temps record en Asie, on est déjà heureux en Europe que les voies de circulation existantes soient utilisables. Depuis début octobre, les trains de marchandises opèrent comme à l’accoutumée dans le corridor ferroviaire entre Bâle et Karlsruhe. «Rastatt» n’est pourtant pas encore terminé. Les volumes de fret en souffrance dans le nord et le sud doivent être résorbés et les opérations redevenir normales. L’interruption de sept semaines a mis à jour, sans merci, les problèmes du mode ferroviaire. Des conducteurs de locomotives accompagnés par des interprètes sur l’itinéraire de remplacement à travers la France sont un exemple évocateur de tout ce qui ne fonctionne pas. Le trafic ferroviaire de marchandises en Europe n’a pas de standards internationaux et il manque un engagement pour le rail qui ne soit pas seulement des paroles en l’air.

 

 Actuellement, le rail est trop désavantagé par rapport à la route pour pouvoir rattraper ce retard. C’est aussi dû au fait que le mode routier est souvent avantagé financièrement. La France discute depuis des années de l’introduction d’une redevance sur le trafic poids lourds liée à la distance parcourue, mais rien n’est fait. Pendant ce temps, les exploitants de trains de marchandises paient gentiment pour les sillons. Le rail a un gros potentiel, mais a besoin de conditions justes pour tirer profit de ses avantages.

 

Marco Wölfli
Rédacteur

 

 

 

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